C'est parti, le marathon des soldes presse a commencé. Je ne vous en parle pas pour vous narguer, mais plutôt pour partager avec vous ces grands moments de : frivolité, excitation, doute, dégoût, rigolades, solitude.
Oui, parce que les soldes presse c'est tout cela à la fois.
Imaginez un peu : un entrepôt de centaines de mètres carrés ( enfin je crois, les chiffres des surfaces et moi ça fait deux ou trois ), des dizaines de portants, des centaines de vêtements ( de ça je suis sûre ), des monticules de boîtes de chaussures et, au milieu de tout ce fourbi : des filles ! Toutes les filles : la grave lookée, la cool ( rare ), la super pressée ( beaucoup moins rare ), la très gentille, la très méchante qui se retient à peine de vous arracher des mains la robe que vous venez d'attraper, la bourge hyper friquée venue faire des économies, la jeune étudiante fauchée qui claque ses maigres économies dans une pièce de créateur ( ma préférée ), et toutes les autres... Eh ben je vous laisse imaginer le bordel.
Ajouter à tout ça : des essayages dans des cabines sans mur et sans rideau, en gros, seins et fesses à l'air mais personne n'y prête attention, une queue d'une à deux heures pour passer à la caisse, et vous êtes en droit de vous demander si nous, les folles de mode, on ne serait pas devenues complètement tarées. Oui, vous avez légitimement le droit de vous poser la question.
Au moment de passer à la caisse, après avoir essayé et réessayé le contenu de votre sac de courses, demandé leur avis aux filles de devant vous, puis aux filles de derrière vous, il y a deux types de filles : celle que deux heures d'attente en caisse n'a ni effrayée ni refroidie et repartira coûte que coûte avec une bonne dizaine de pièces, et l'autre, celle que deux heures de queue ont ramené à la raison, qui a reposé au fur et à mesure la veste en poils de renard, le pull gris qui aurait affiché le numéro 5 dans sa garde-robe, la robe trop courte, le legging en cuir trop en cuir, les cuissardes trop cuissardes, etc... et repartira avec juste une chemise. Mais pas n'importe laquelle, LA chemise.
Je vous laisse deviner à quelle catégorie j'appartiens...
Sur ce, bon mardi.
Chemise : Isabel Marant
Crédit photo : Thomas Nivière
1 commentaires:
J'appartiens à la même catégorie que toi et ta description me ramène directement à la vente ba&sh où je suis allée avec Noémie; quel circus et quelle robe bleue marine en laine! Toujours in deux ans plus tard!
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