

Un peu de lecture en cette semaine de grève où l'on pense à notre vieillesse.
Du temps qui file et des bobos qui compliquent la vie, il est question dans le somptueux roman de Sophie Fontanel. Du temps qui vide, il est question dans le non moins éloquent et second roman de Virginie Mouzat.
Leur point commun, outre le fait d'être signés par deux belles plumes de la mode ( Sophie Fontanel au ELLE, Virginie Mouzat au Figaro ) ? La mère. Son absence soudaine et destructrice pour Virginie, son absence future et forcément douloureuse pour Sophie.
L'une opte pour un style épuré et tranchant, coupé comme une cape Céline ; l'autre pour une écriture tout en élégance et en douceur, du camel de chez Chloé. Ici la mode n'est qu'une lointaine parente, présente en arrière plan. Le rapport à la mère, la filiation, l'enfantement, sont eux prégnants. L'une raconte que quand les parents vieillissent, on grandit ; l'autre que quand la mère disparaît, on rapetisse.
Toutes deux nous émeuvent, nous questionnent, nous secouent, nous font rire et pleurer. Toutes deux sont LES auteurs de cette rentrée. Eh oui les filles de la fashion n'ont pas que de beaux sacs et de belles chaussures, elles ont surtout de belles plumes et une grande âme.
Merci !
1 commentaires:
Déjà lu la Vie Adulte et j'ai vraiment aimé, l'occasion d'en reparler la prochaine fois que l'on se verra. Du coup, je l'ai passé à ma mère...en espérant qu'elle n'y verra pas un message. Bises.
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